Play (with me) my lord
Est-ce que c’est moi ou la publicité tente encore moins qu’avant d’être subtile?
Prenez la pub à gauche. Regardez, c’est pour une espèce de jeu en ligne ou whatever. Non, mais, est-ce que la dame a bien l’air de… se faire du bien? Ou pas?
Non, vraiment, j’insiste, elles sont où ses mains? Hein? Hein! Ça a vraiment l’air, euh, excitant comme jeu.
Et puis le décolleté. Merde, essayez de ne pas perdre vos clefs par là, car il faudra les chercher très loin. C’est probablement l’idée, en fait. Je crois que je vais essayer, je reviens.
Ensuite, quand on pense que la subtilité a fini de crever la bouche ouverte, on lit le texte. Ça prend un moment, je vous l’accorde, parce que pour une raison que j’ignore, mon regard restait accroché ailleurs…
Le texte, donc… ah oui. «Jouez maintenant, mon seigneur (gratuit à jamais)». Ça, c’est de l’offre.
Ouille. Désolé, je dois changer de position, je suis légèrement inconfortable sur ma chaise. Ah… voilà. C’est mieux. C’est tout à fait moi, ça, déconcentré par une paire de… euh par un tel paysage, à l’arrière. Jamais une compagnie n’oserait profiter de mon attirance pour les… collines verdoyantes pour me vendre quelque chose. Ce serait malhonnête.
Bon d’accord, j’abandonne. Le jeu, ça ressemble à quoi?

Le jeu Evony. Notez l'absence déconcertante de boules.
Ah. Chépas, je ressens une déception.
