Kadhafi s’amuse
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15 septembre 2009Le katzenklavier… qui peut bien penser à un truc pareil?
6 septembre 2009
Bon. Pour ceux dont l’allemand est un peu rouillé, katzenklavier veut dire: clavier à chats.
Exact.
À ceux qui ont imaginé ce charmant vidéo sur Youtube je dirais: Vous êtes mignons. Votre foi dans l’humanité est remarquable et je vous envie. Mais je n’écrirais pas un article sur arkham6 pour si peu.
Pour les autres, plus enclins à regarder la nature humaine dans les yeux, imaginez-vous un allemand d’un passé lointain (ou un type qui parle assez allemand pour nommer la chose) qui décide, un samedi après-midi, de construire un instrument de musique. Comme il est en manque de moyen pour fabriquer un orgue ou un piano, il utilise le premier truc capable de pousser un son qui lui tombe sous la main. Le gros matou de la voisine. Eh, oui. Notre katzenklavier est né. Vient ensuite la version polyphonique à neuf katzens, s’il vous plait.
L’idée étant de mettre les minous avec la voix la plus grave vers la gauche et les plus aiguës vers la droite, il ne manquait plus qu’un mécanisme pour pincer la queue du félin pour obtenir un note d’espérance harmonieuse.
Euh, ouais. L’histoire ne dit pas que le digne instrument ne connut le succès qu’auprès d’une certaine clientèle, certainement sadique et probablement sourde. On peut cependant le présumer.

Johann Christian Reil, psychiatre de profession et Allemand de nationalité, proposait le katzenklavier pour guérir les malades souffrant de déficit d’attention. Reil pensait que s’ils étaient forcés de voir et d’écouter un concerto en siamois majeur, l’air particulier attirerait inévitablement leur attention et ils seraient guéris.
Trouvez-moi mon neveu Samuel et je vous teste ça tout de suite.
Y’a-t-il une morale à cette histoire? Pas vraiment. Mais s’il y en avait une, je crois que ce serait «Bordel qu’il y a des gens tordus».




