La colline aux clowns
Quand je fais un drôle de rêve (euh… la plupart du temps), j’insiste au matin pour le raconter à ma copine.
J’ai rêvé d’une énorme montagne de fumier avec un clown à son sommet. Le clown, bien gras et frisé, ne faisait rien de bien comique. Assis sur un trône, il se contentait de ricaner avec un air satisfait en contemplant les autres clowns en bas de la côte.
En bas, il y avait une femme clown (une clounette?) qui jonglait avec des pommes de routes en contemplant un calendrier. De temps à autres, elle lançait une pomme de route au gros clown en haut de la colline. Peu importe qu’il la reçoivent ou qu’il l’évite, le macaque obèse ne cessait de rire, ce qui qui fâchait beaucoup la clounette.
Il y avait aussi un jeune clown aux habits trop grands, qui ratait la plupart du temps ses cabrioles. Très souvent, ses pirouettes le menait tête première dans la schnoutte. Lui aussi regardait souvent vers le haut, mais son calendrier n’avait pas de date.
J’ai aussi vu un clown deux têtes, mais je crois que je suis le seul à l’avoir vu… Il jouait beaucoup dans une flaque d’eau.
Les clowns n’amusaient guère les spectateurs. En fait, beaucoup se promenaient avec un air renfrogné, les mains dans les poches.
C’est ça qui amusait le gros clown. Plus les spectateurs mettaient les mains dans leur poches, plus il se marrait.
Tu crois que je suis fou, chérie?
Sa réponse? — C’est la dernière fois que tu regardes la politique avec de te coucher, je te le jure!!!!




