L’expression québécoise du jour
Jeudi 15 novembre 2007Étant donné la grande quantité d’européens qui visitent arkham6, nous avons démarré cette série qui explique nos expressions de cheus-nous. Débutons par
Écrapoutir
Écrapoutir (verbe régulier). Écraser, mais mieux ou plus fort, ou d’une manière plus satisfaisante.·
Exemple: Si je dis «tu m’as écrasé le pied», je peux continuer avec «essaie de faire attention». Par contre, si on se fait écrapoutir les orteils, on ne peut que conclure avec un cri de douleur suivi de «ayoye ·tabarnak fais attention crisse de malade! » (sans virgules).
Deuxième·exemple: Lorsque la bibliothèque s’est renversé sur mon oncle Léon, il a été écrapouti.·L’expression peut sembler forte, mais n’oublions pas que la bibliothèque partait du troisième étage. Et qu’elle était remplie de livres. Et que l’oncle Léon se trouvait à plat ventre parce que l’amant de sa femme venait de le faire trébucher.
Écrapouti. En y repensant, j’ai quelques doutes sur le côté accidentel de la chose…
Autre exemple: Si une automobile écrase un chaton, on parle d’un pauvre petit chat. Mais il est impossible d’écrapoutir un chat avec une voiture. Il faut au moins un dix-huit roues bien chargé et roulant au fond la caisse, laissant l’animal en état de masse informe d’une superficie variable. On ne parle plus de pauvre petit minet mais bien de «eurk, dégueux». Idem lorsque ma tante Fernande s’est assise sur mon hamster.·
Ne manquez pas la prochaine capsule, un peu plus tard si j’en ai envie.


Je n’ai pas l’intention de le faire avec toutes les pages, mais j’ai passé l’article sur le 
Que dire, en 2007, du petit chaperon rouge?