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Les as de la rénovation: L’électricité

Dimanche 28 février 2010

Quelle crisse d'organisation de fouQuand j’ai suivi mon cours d’électricien, on m’a appris plein de choses inutiles. Vous savez, du genre faire les joints dans des boites de jonctions, utiliser des marettes, ce genre de trucs chiants.

Dire que dans la vraie vie, c’est le type qui a fait le truc à gauche qui a raison. Imaginez le temps que l’on peut sauver  en enfonçant tout simplement le bout des fils dans une prise écartelée. La mise à la terre? Chop-chop. On a toujours dans l’underground de toutes manière (warf-warf-warf!).

Et puis si les mômes ne veulent pas s’électrocuter, eh bien ils n’ont qu’à aller  jouer ailleurs. Bon.

De toute manière, les électriciens sont des cons. D’où ça provient, d’abord, cette manie de vouloir à tout prix remplir les boîtes d’entrée  avec des breakers? Je le sais, moi. C’est pour vendre des trucs en plus. Breakers -- disjoncteurs en françaisC’est un racket. Vous savez combien ça coûte un disjoncteur? Non? Moi non, plus parce que je n’en ai jamais eu besoin. Il suffit de suivre le code de couleurs. Les rouges, c’est pour les fils chargés à 120 volts et les jaunes, euh, c’est pour les fils chargés, mais autrement. En 110, disons. Pas besoin d’un génie pour comprendre ça. Quand on a besoin de couper le courant, on dévisse le truc. Voilà. Dans le pire des cas, on demande au petit voisin de tenir le bout en cuivre pour d’assurer d’avoir défait le bon.

Je suis un expert dans mon coin. Tout le monde vient me consulter. Tenez, l’autre jour, Réjean, le beau-frère. Il me dit à un moment donné qu’il veut installer un ventilateur dans la salle de bain. C’est normal, je suis déjà passé après lui et ouf, je me suis demandé comment ça se fait que la tapisserie tienne encore. On a bien essayé de mettre des petits sapins parfumés mais…

Un ventilateur, donc. Il se met à me parler d’un plan hyper compliqué pour évacuer l’air à l’extérieur et tout ça. Il est comme ça, Réjean. Toujours dans les trucs raffinés qui coûtent la peau des fesses (fesses… salle de bain… ha-ha…). Toujours dans les fefiteries raffinées devrais-je dire. Je m’en suis rendu compte l’an dernier quand il a voulu entrer l’eau chaude dans la cuisine. Des fois je me questionne sur son orientation, ce type.

Ventilateur pas cherEh bien le Réjean, il a fallu que lui fasse comprendre que les choses raffinées, euh, les raffineries, c’est pas dans ses moyens. Dix-sept dollars et quatre-ving quinze. C’est le prix qu’à coûté le ventilo, en spécial chez Canadien Tire. En bonus, je lui ai posé deux lampes que j’avais dans le garage. Le grand luxe. Il était fier, le Réjean.

Douche de fousCôté salle de bain, il savait à quel point je porte à la fonction une attention hors pair. Prenez un exemple au hasard, comme ça: ma salle de bain. Pas besoin de ventilateur chez moi. J’ai une fenêtre qui ouvre direct dans la douche. Et le papier de toilette,vous avez le papier? Toujours à portée demain, à chaque instant. Quant au summum du pratique, remarquez la prise de courant située au meilleur endroit, que ce soit pour un rasoir, un séchoir ou un faire à repasser.

Au fait, si vous avez besoin de moi pour vos travaux, je ne suis pas dans les pages jaunes. Maintenant je dois vous laisser, j’ai encore l’inspecteur de la ville à ma porte. Pfiou!

(Note de l’auteur : Les images, aussi horribles soient-elles,  proviennent de véritables inspections.)

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Kikijoui

Dimanche 23 août 2009

Une parodie de Kijiji, le site de petites annonces avec le nom le plus con de la terre.

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Les débuts de l’humanité

Jeudi 20 novembre 2008

Un jeune lecteur m’écrit: «Vous semblez avoir une dent contre l’humanité. Mais qu’est-ce que l’humanité?»

Mon jeune philosophe, je répondrai à ta question en partant du début.

Le premier humain est né de parents presque humains. (D’ailleurs, je vais vulgariser, ici. Ça ne veut pas dire que je vais pondre des vulgarités — je ne vous préviens plus de ça —, mais plutôt que je vais employer des images si simples que même notre premier ministre comprendrait).

Nous nommerons le premier humain Léon. Et nous nommerons la tribu de Léon les Presque-humains. Car bien qu’à 99,99 % pour cent humains, il leur manquait un petit 0,01 % à la conformité de leur ADN. C’est bien triste, mais c’est comme ça.

gueule-de-primateToutefois, les Presque-humains faisaient vraiment mieux dans ce domaine qu’une autre tribu située plus loin, que pour les mêmes raisons nous appellerons les Pas-vraiment-humains. Ceux-ci dépassaient d’ailleurs la troisième tribu, les Gueules-de-primates.

Les Gueules-de-primates ressemblaient au mec à gauche.

Les Presque-humains vivaient plus en santé que les autres pour des raisons très simples. Devant un arbre aux fruits verts, ils se disaient «Ces fruits seront bientôt mûrs».

Les Pas-vraiment-humains devant le même arbre constataient que «Ces fruits verts sont vraiment dégueulasses, je crois que je vais être malade.»

Quant aux Gueules-de-primates, ils arrivaient un mois trop tard en de disant «Ben sont où les fruits?»

Même chose devant une rivière.

— Il faudrait construire un pont, se disait le Presque-humain

— Je peux peut-être traverser sur ce billot, tentait le Pas-vraiment-humain.

— Plouf…. éclaboussait la Gueule-de-primate.

Le pire demeurant la réaction devant le danger.

Lion qui court— Woh! Moi je passe pas par là! Y’a plein de lions!

— Ahhhhh! Des lions!

— Minou minou! Viens j’ai du miam miam!

*

La tribu de Léon devint logiquement maître du terrain. C’est donc dans une relative sécurité qu’il put transmettre ses gènes humains, qui prirent au fil de générations le pas sur les Presque-humains.

Les descendants de Léon, les homo sapiens, se mirent très vite à faire des découvertes étonnantes grâce à leur grande intelligence.

Tout de suite après avoir compris comment faire du feu pour se réchauffer, Sapiens poussa son beau frère dans les flammes pour rigoler. L’odeur de jambon flambé lui donna l’idée de faire cuire sa nourriture, la rendant plus facile à digérer (mais ayant l’effet contraire sur le caractère du beau frère).

Lorsque que le beau-frère lui lança un poisson à moitié entamé pour se venger, l’arrête demeura coincée dans le crâne de ce dernier. Sapiens eut l’idée du peigne exactement à ce moment. Et l’idée de la scie en tentant d’arracher l’animal de son cuir chevelu… parce qu’il s’agissait d’une truite de quinze kilos.

poisson

La scie devint vite à la mode pour couper des arbres… ce qui était bien, car les diverses tribus avaient depuis peu remarqué que la hache convenait encore mieux pour fendre un crâne que pour la foresterie.

Le neveu de Sapiens, après avoir coupé un arbre, s’amusa à le découper en tranches pour perdre son temps (à seize ans, c’est courant). Puis il tenta de les lancer au loin par dépit. Malheureusement, l’invention du frisbee viendrait plus tard, car aujourd’hui c’était le jour de la roue. De nos jours encore, l’oisiveté à 16 ans et les roues font toujours bon ménage. D’ailleurs le neveu se nommait Honda.

Ce fut l’oncle de Sapiens qui eut l’idée de clouer quatre de ces «roues» sur une plate-forme pour en faire un chariot. Heureuse coïncidence, car son cousin venait tout juste d’inventer l’attelage et ne savait quoi en faire.

À quinze heures treize cet après-midi là, le chariot de l’oncle roula par mégarde  sur son grand-père.

Et c‘est avec cette première victime de la route que naquit l’humanité dans toute sa splendeur.

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La véritable histoire du vicaire avec une patate dans l’cul.

Mardi 4 novembre 2008

Fait véridique, le Northern General Hospital de Sheffield en Angleterre a dû traiter un homme d’un cinquantaine d’années dans une drôle de position.

J’imagine la scène:

docteurMédecin: Soirée tranquille aujourd’hui. Pas d’accident mortel, rien de ça. Le bonheur, quoi. Infirmier, faites entrer le prochain patient.

L’infirmier fait entrer un monsieur en chaise roulante, assis sur une seule fesse, le visage crispé.

— Alors, mon brave, qu’est-ce qui vous amène?

— Euh, Docteur, j’ai un truc coincé dans le, euh…

Le patient fait un signe vers son derrière.

— Ah!, fait le médecin. Constipé? Je vais prescrire un laxatif. Prenez ça en regardant une discours politique, ça va vous décoincer.

— Non, grimace le bonhomme. C’est plus compliqué que ça.

— Racontez-moi, alors.

— Ben, je me trouvais dans ma cuisine. En train d’éplucher des pommes de terre nu.

— Attendez, les pommes de terre étaient nues?

— Euh, non, moi. Je vous ai pas dit que j’étais nu?

— À poil pour éplucher des pomme de terre?

— C’est… une manière comme une autre.

Le vieux monsieur à la patate— Admettons. Mais vous ne viendrez jamais faire des frites chez moi. Continuez.

— Et puis là, j’ai glissé. Zlip! Et je suis tombé sur une pomme de terre.

— Vous avez glissé?

— Oui.

— En marchant sur la pomme de terre?

— Non, euh, la pomme de terre se trouvait sur la table et…

— Vous avez glissé et vous êtes tombé sur une patate qui se trouvait sur la table? Vous travaillez pour le Cirque du Soleil ou quoi?

— Euh… je vous ai dit que j’étais en train d’accrocher des rideaux quand c’est arrivé?

— Tout en préparant la cuisine, à poil?

— Oui… Il faut aussi mentionner que, par le plus pur des hasards, il se trouvait que le dit légume avait exactement le diamètre voulu pour, euh, s’introduire subrepticement et sans permission dans une cavité qui ordinairement n’est pas conçue pour le recevoir et par le fait même est resté coincé au dit endroit.

— Vous me dites que vous avez une patate coincée dans le cul?

— J’aurais peut-être choisi d’autres mots…

Le docteur se frappe le front.

— C’est incroyable! Vous n’auriez pas pu prendre une carotte pour faire vous cochonneries, non?

— Ce n’est pas ce que vous pensez! Je suis vicaire, vous savez!

— En plus? Vous imaginez ce que ça va coûter aux contribuables de vous extraire le truc?

— Ce… ce n’est pas moi! C’est une acte de Dieu! Les voies du Seigneur sont impénétrables!

— Mais pas les vôtres,hein?

— Bon! Vous allez me soigner ou pas?

— Mais bien sûr, fait soudain le médecin, tout souriant.

— Ah, enfin!

— Penchez-vous en avant pendant que l’infirmier va chercher mes grosses bottes. Il y a de la purée au menu ce soir.

ayoye!

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Le sage:

Jeudi 12 juin 2008

Ils disent que la vie est comme un long fleuve tranquille... Ça veut dire que les égoût de la ville se vident<br /> dedans?

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